L’energie est le moteur de la croissance économique et elle est indispensable pour atténuer la pauvreté. Toutefois, sa consommation est très inégalement répartie. Les pays les plus riches du monde, qui abritent environ un cinquième de la population mondiale, sont responsables de plus de la moitié de la consommation énergétique à usage commercial. Par contre, quelque 2 milliards de personnes – un habitant de
En général, toute utilisation d’énergie – par les riches comme par les pauvres – nuit à l’environnement. L’utilisation des combustibles fossiles est la principale source de gaz carbonique, le plus nocif des gaz à effet de serre ; il est également à l’origine des pluies acides et d’une pollution de l’air nuisible à la santé. Quant à l’utilisation des combustibles traditionnels, elle emplit les logements des pauvres de fumées toxiques qui provoquent chaque année la mort de centaines de milliers de personnes.
Pourtant, l’avenir s’annonce bien. Un nombre croissant d’études indiquent que les pays riches pourraient réduire leur consommation énergétique – tout en maintenant leur niveau actuel de croissance économique – en augmentant considérablement l’efficacité de leurs installations. De plus en plus, les sources d’énergies renouvelables non polluantes promettent de réduire la pollution tout en répondant aux besoins des pauvres. Au cours des vingt prochaines années, 15 billions de dollars seront investis dans de nouveaux équipements énergétiques. La manière dont ces fonds seront investis sera cruciale pour notre avenir.
Le petrole et le gaz fournissent ensemble les deux tiers environ de l’énergie commerciale du monde et ce sont eux qui ont alimenté la majeure partie de la croissance économique des cinquante dernières années. Leur utilisation continue à augmenter et cette tendance n’est pas prête de s’inverser. Mais leur combustion produit elle aussi du gaz carbonique et d’autres polluants. Ils alimentent la quasi totalité des véhicules du monde mais un nombre croissant d’experts s’accordent à penser qu’ils seront remplacés par l’hydrogène d’ici le milieu du siècle.
Les 435 réacteurs nucléaires du monde produisent environ 6 % de son énergie commerciale, et 16 % de son électricité. Mais cette part devrait décliner. Depuis quinze ans, on construit peu de centrales nucléaires : les Etats-Unis, par exemple, n’en ont pas commandé depuis plus de vingt ans. L’énergie nucléaire pollue moins que les combustibles fossiles et ne produit pas de gaz à effet de serre. Mais la peur des conséquences liées aux accidents (en particulier suite à la catastrophe de Tchernobyl en 1986), l’incapacité à résoudre les problèmes posés par les déchets, la hausse des coûts et une opposition farouche ont démenti ses promesses initiales.
Les énergies renouvelables fournissent environ 4 % de l’énergie commerciale du monde, la moitié de ce chiffre provenant de l’hydroélectricité. L’énergie solaire et l’énergie éolienne sont les deux sources connaissant la plus forte expansion, mais elles sont encore très peu développées. En théorie, elles pourraient largement répondre aux besoins énergétiques de l’humanité, et ce sans polluer – mais on ne sait pas très bien dans quels délais. Les estimations concernant leur part de la fourniture énergétique du monde dans la seconde moitié du siècle s’échelonnent entre 20 % et 50 %.





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